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9 décembre 2025

Intérêts et bénéfices des couverts végétaux: Apprivoiser l’interculture!

Financé par des fonds Ecophyto et piloté par la Chambre d’Agriculture régionale Centre-Val de Loire, le projet *RECOUVERTT (2025-2027), a pour but d’évaluer l’efficacité des couverts végétaux dans la régulation des adventices

Ce 2 Décembre, le tour de plaine RECOUVERTT fait étape au domaine des Perreaux à Méry-es-Bois, chez Mr Olivier PELLERIN, adhérent historique de l’UCATA, acteur convaincu et engagé des bénéfices de l’interculture…

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En se basant sur un réseau de 30 parcelles représentant des contextes pédoclimatiques et de compositions de couverts différents, les 15 partenaires régionaux du projet évaluent l’impact de ceux-ci sur les adventices dans le couvert et la culture suivante, mais également l’effet du couvert sur le sol.

 L’organisation de journées techniques permet aux partenaires de partager leurs retours d’expérience, leurs connaissances et les différentes stratégies de gestion des couverts.

Olivier Pellerin: « Améliorer la structure du sol et réduire les adventices »

Depuis près de 10 ans, constat est fait de l’amélioration relative de la pression ray grass et d’une progression du taux de Matière Organique via la restitution des couverts, « de 2,6 à 3,5 », sur l’ensemble de l’exploitation.  

La parcelle « Les Pins », sablo limoneuse et hydromorphe est intégrée au suivi Recouvertt.

Implanté derrière un blé et avant une orge de printemps, le couvert « CIPAN Super éco »

 Ferme St Hubert est composé de :

– Millet 35%

– Moha 15%                        

 -Sorgho fourrager 10%

– Sarrasin 20%

Phacélie 5%

-Tournesol 10%

Trèfle incarnat 5%

au 25 septembre 2025

 

Implanté dans les 3 jours suivant la moisson avec un semoir à disques, la production du couvert mesurée au 25 octobre est de 5,6T (MV).

Échanges autour des itinéraires techniques et objectifs recherchés.

« Avant toute implantation de couvert, il est préférable d’observer l’état structural du sol au travers d’un profil (test bêche ou profil 3D), avant ou après la moisson.

Le travail du sol se fera en fonction des observations et du constat (compaction, hydromorphie,…)

L’objectif est d’atteindre un sol poreux, pour une infiltration suffisante afin de favoriser l’activité biologique.

Selon l’espèce choisie, un semis du couvert en profondeur pour redonner une structure au sol. « Il faut raisonner le couvert comme une culture, partie intégrante de la rotation ; Tous les éléments sont déterminants afin que le couvert remplisse son rôle. »

Matthieu Loos (Terres INOVIA)

Le semis à la volée avant moisson, actuellement en cours d’expérimentation dans le bassin parisien, doit également être une opportunité à considérer.

Les services rendus par la biomasse

Évaluer les restitutions potentielles en termes de N, P et K du couvert pour la culture suivante ainsi que la quantité d’azote potentiellement piégée.

Présentation dynamique de la méthode MERCI

Méthode d’Estimation des Restitutions par les Cultures Intermédiaires (A effectuer avant destruction fin octobre – mi novembre.)

Prélever les espèces du couvert en condition sèche, les trier puis les peser.

Les informations sont ensuite saisies dans le logiciel MERCI, qui grâce à sa banque de données en déduira la production de matière sèche/ ha, la valeur des éléments disponibles (kg/ha) ainsi que les indicateurs carbone.

Présentation dynamique du test Beerkan

Ce test terrain permet de déterminer la capacité d’infiltration d’un sol.

Principe

10 volumes d’eau fixe de 10mm (310ml pour un cylindre de diamètre de 20 cm) sont versés successivement à la surface du sol dans un cylindre.

 Le temps d’infiltration dans le sol est mesuré pour chaque volume d’eau.

 Il alors possible de calculer le taux d’infiltration de l’eau en ml.min-1 grâce à la courbe d’infiltration de l’eau à son état d’équilibre.

Destruction du couvert

Le choix de la date de destruction du couvert fait intervenir différents objectifs :

  • Maximiser les bénéfices apportés par les couverts pendant l’interculture (protection contre l’érosion, piège à nitrate etc.),
  • Assurer une bonne gestion de la fourniture en azote pour la culture suivante,
  • Ne pas pénaliser l’implantation de la culture suivante (alimentation hydrique, gestion des résidus) …

L’intégration de ces différents objectifs permet de proposer les règles de décision suivantes :

Cas des couverts estivaux ou automnaux

Ces couverts produisent de la biomasse durant l’été et l’automne (exemple : sorgho fourrager, mélange crucifères-légumineuses semé en été, …).

  • Avant une culture de printemps implantée en sortie d’hiver (dans notre exemple, une orge de printemps), il est nécessaire de prévoir une destruction précoce. Si les couverts n’ont pas été détruits par les premières gelées, une destruction avant l’hiver est plus sécurisante.
  • Avant une culture de printemps implantée tardivement (ex : tournesol, maïs, soja), la marge de manœuvre est plus grande. Si la couverture n’a pas été impactée par les premiers froids hivernaux, la destruction pourra être programmée dès qu’une fenêtre favorable en termes d’humidité du sol se présente, à partir de décembre.

 *Projet Recouvertt

« REussir et déployer les COUVERts végétaux pour Réguler les advenTices en inTerculture »

   

Financement Ecophyto, de 2025 à 2027
Pilote : Chambre régionale d’agriculture Centre-Val de Loire
Partenaires : Auxo Agro, Axereal, CA36, CA45, Ets Martignon, FDGEDA 18, FR CUMA CVDL, GABLEC, GABOR 45, Hommes et territoires, INRAE UR Info&Sols, NACA, SEMAE, Terres Inovia, UCATA

Objectif : Faciliter chez les agriculteurs et les conseillers l’appropriation de couverts végétaux en interculture ; la réussite des couverts pour réguler la pression des adventices et réduire l’usage des herbicides ; l’appropriation des connaissances existantes et produire de nouvelles connaissances.